Aides financières et subventions 2025 pour l'installation d'un monte-escalier
- Cedric KTORZA
- il y a 1 jour
- 6 min de lecture
L'installation d'un monte-escalier représente un investissement conséquent, avec des coûts pouvant varier de 3 000 à 12 000 euros selon la configuration de votre escalier et les options choisies. Heureusement, de nombreux dispositifs d'aides financières existent pour alléger significativement cette charge et rendre l'équipement accessible au plus grand nombre. Entre les aides nationales, départementales et les dispositifs spécifiques des caisses de retraite, le paysage des financements peut sembler complexe. La SARL Berthe vous guide à travers tous ces dispositifs pour vous aider à maximiser vos droits et à financer votre projet dans les meilleures conditions.
Le crédit d'impôt pour l'adaptation du logement
Le crédit d'impôt constitue l'une des aides les plus accessibles pour financer l'installation d'un monte-escalier. Ce dispositif fiscal permet de déduire une partie des dépenses engagées de votre impôt sur le revenu, ou de recevoir un remboursement si vous n'êtes pas imposable.
En 2025, le crédit d'impôt pour les équipements d'accessibilité s'élève à 25% du montant des dépenses, dans la limite d'un plafond de 5 000 euros pour une personne seule et 10 000 euros pour un couple. Concrètement, si vous installez un monte-escalier à 8 000 euros, vous pourrez bénéficier d'un crédit d'impôt de 2 000 euros. Ce montant viendra directement en déduction de votre impôt à payer l'année suivante, ou vous sera remboursé si vous n'êtes pas imposable.
Pour bénéficier de ce crédit d'impôt, plusieurs conditions doivent être réunies. L'équipement doit être installé dans votre résidence principale, que vous en soyez propriétaire ou locataire. L'installation doit obligatoirement être réalisée par une entreprise qualifiée comme la SARL Berthe, qui vous fournira une facture détaillée mentionnant la nature des travaux et les normes respectées. Conservez précieusement cette facture, elle sera votre justificatif lors de votre déclaration de revenus.
La demande se fait simplement lors de votre déclaration annuelle de revenus. Vous devrez reporter le montant des dépenses dans la case correspondante aux équipements d'accessibilité. L'administration fiscale calculera automatiquement le montant de votre crédit d'impôt. Aucune démarche préalable n'est nécessaire, ce qui rend ce dispositif particulièrement simple d'accès.
L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)
L'APA représente une aide majeure pour les personnes âgées de 60 ans et plus en perte d'autonomie. Versée par le conseil départemental, elle finance les dépenses nécessaires au maintien à domicile, dont l'installation d'un monte-escalier fait pleinement partie.
Le montant de l'APA varie selon votre degré de dépendance, évalué par une grille nationale appelée AGGIR qui définit six niveaux (GIR 1 à 6). Seules les personnes classées en GIR 1 à 4 peuvent bénéficier de l'APA, les GIR 1 et 2 correspondant aux situations de dépendance les plus lourdes. Le montant mensuel de l'aide oscille entre 700 et 1 800 euros selon votre GIR et vos ressources.
L'APA peut financer tout ou partie de votre monte-escalier dans le cadre du plan d'aide personnalisé établi après évaluation à domicile. Un ergothérapeute ou un travailleur social se déplace chez vous pour évaluer vos besoins et préconiser les aménagements nécessaires. Si le monte-escalier est jugé indispensable à votre maintien à domicile, il sera intégré au plan d'aide.
La participation financière demandée varie selon vos ressources. Les personnes aux revenus modestes peuvent obtenir une prise en charge quasi totale, tandis qu'une participation progressive est demandée aux revenus plus élevés. Dans tous les cas, l'APA constitue un soutien précieux pour financer votre équipement.
Pour faire une demande d'APA, contactez le conseil départemental de votre lieu de résidence ou le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de votre commune. Le dossier comprend un formulaire de demande, des justificatifs d'identité et de ressources, et un certificat médical de votre médecin traitant attestant de votre perte d'autonomie.
La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
La PCH s'adresse aux personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge, et finance les aménagements du logement nécessaires à l'autonomie. Contrairement à l'APA réservée aux plus de 60 ans, la PCH peut être accordée dès l'enfance et sans limite d'âge supérieure.
Pour être éligible à la PCH, vous devez présenter une difficulté absolue pour réaliser une activité essentielle de la vie quotidienne, ou une difficulté grave pour au moins deux activités. L'évaluation est réalisée par l'équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui examine votre dossier et vient évaluer vos besoins à domicile.
Le volet aménagement du logement de la PCH peut prendre en charge jusqu'à 10 000 euros de travaux sur une période de dix ans, ce qui couvre largement le coût d'un monte-escalier. Le taux de prise en charge varie selon vos ressources : 100% pour les revenus modestes, 80% au-delà d'un certain seuil. Ce financement peut se cumuler avec d'autres aides comme le crédit d'impôt, multipliant ainsi vos sources de financement.
La demande de PCH se fait auprès de la MDPH de votre département. Le dossier comprend le formulaire CERFA spécifique, un certificat médical récent détaillant votre handicap, et tous justificatifs de votre situation. Les délais de traitement peuvent être longs, comptez généralement trois à six mois, d'où l'importance d'anticiper votre demande.
Les aides de l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH)
L'ANAH propose le programme Habiter Facile destiné à financer les travaux d'adaptation du logement pour les personnes âgées ou handicapées. Cette aide s'adresse aux propriétaires occupants ou bailleurs dont les ressources ne dépassent pas certains plafonds.
Le montant de l'aide varie selon votre niveau de ressources. Pour les ménages aux ressources très modestes, l'ANAH peut financer jusqu'à 50% du montant des travaux, dans la limite de 10 000 euros. Pour les ménages modestes, la prise en charge atteint 35% dans la même limite. Si vos travaux coûtent 8 000 euros et que vous êtes éligible au taux maximum, vous pourrez obtenir 4 000 euros de subvention.
Les conditions d'éligibilité portent sur plusieurs critères. Votre logement doit avoir plus de 15 ans, les travaux doivent représenter un montant minimum de 1 500 euros, et vous devez vous engager à occuper le logement pendant au moins six ans après les travaux. L'ANAH impose également que les travaux soient réalisés par une entreprise certifiée RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) pour les aspects énergétiques, ou qualifiée pour les travaux d'accessibilité.
La demande s'effectue en ligne sur le site de l'ANAH avant le début des travaux. Vous devez impérativement obtenir l'accord de l'agence avant de signer tout devis ou de commencer les travaux, sous peine de voir votre demande rejetée. Un conseiller ANAH peut vous accompagner gratuitement dans le montage de votre dossier.
Les aides des caisses de retraite
Les caisses de retraite principales et complémentaires proposent souvent des aides spécifiques pour l'adaptation du logement de leurs retraités. Ces dispositifs, moins connus du grand public, constituent pourtant des sources de financement non négligeables.
La Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (CNAV) pour le régime général, ainsi que la MSA pour les agriculteurs, l'AGIRC-ARRCO pour les cadres, ou encore la CARSAT selon votre région, disposent de fonds dédiés au maintien à domicile. Les montants varient d'une caisse à l'autre, mais peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros.
Ces aides s'adressent généralement aux retraités autonomes ou en légère perte d'autonomie, ne bénéficiant pas encore de l'APA. Les conditions de ressources sont souvent plus souples que pour les dispositifs nationaux. Certaines caisses proposent également des prêts à taux zéro ou des facilités de paiement pour compléter les subventions.
Pour connaître vos droits, contactez directement votre caisse de retraite principale et vos caisses complémentaires. Un conseiller pourra vous renseigner sur les dispositifs disponibles et vous aider à constituer votre dossier. N'hésitez pas à solliciter toutes vos caisses, car les aides peuvent se cumuler entre elles.
Les aides des collectivités locales
Au-delà des dispositifs nationaux, de nombreuses communes, communautés de communes et départements proposent des aides complémentaires pour l'adaptation des logements. Ces aides locales varient considérablement d'un territoire à l'autre, tant en montant qu'en conditions d'attribution.
Certaines municipalités offrent des subventions directes pouvant atteindre 1 000 à 3 000 euros pour l'installation d'équipements d'accessibilité. D'autres proposent des prêts à taux zéro ou des garanties d'emprunt facilitant l'accès au crédit bancaire. Les conseils départementaux peuvent également abonder les aides nationales pour les résidents de leur territoire.
Pour connaître les aides disponibles dans votre secteur, contactez le CCAS de votre commune ou le service autonomie de votre conseil départemental. Ces interlocuteurs de proximité connaissent parfaitement les dispositifs locaux et peuvent vous orienter efficacement.
L'accompagnement de la SARL Berthe dans vos démarches
Naviguer dans le dédale des aides financières peut sembler intimidant. La SARL Berthe vous accompagne tout au long de vos démarches administratives. Nous vous aidons à identifier les aides auxquelles vous êtes éligible, à constituer vos dossiers avec les bons justificatifs, et à respecter les procédures spécifiques de chaque organisme.
Nous établissons des devis détaillés conformes aux exigences de chaque dispositif, et pouvons proposer des facilités de paiement le temps que vos aides soient débloquées. Notre objectif est de rendre votre projet accessible financièrement et de vous accompagner sereinement vers une mobilité retrouvée.
Contactez-nous pour un diagnostic gratuit et une étude personnalisée de vos droits aux aides financières.

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